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Robertsau
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Presbytère de l’église catholique Saint-Louis
Administration
Pays France
Région Alsace
Canton Canton de Strasbourg-5
Ville Strasbourg
Histoire
Étapes d’urbanisation Place militaire dès le XIIe siècle ;
Urbanisation au XIXe siècle ;
Construction de la cité de l’Ill dans les années 1960.
Lieux intéressants Château de Pourtalès
Sociologie
Fonctions urbaines Vieux Quartier
Transport
Tramway Tramway de Strasbourg : E
Bus 6 – 15 – 18 – 30 – 70 – 72- navette
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La Robertsau (en allemand Ruprechtsau ; en latin Ruperti Augia) est le quartier le plus septentrional de Strasbourg, autrefois maraîcher, aujourd’hui essentiellement résidentiel.

Sommaire [masquer]
1 Géographie
1.1 Localisation
1.2 Population
2 Historique
3 Patrimoine
4 Infrastructures
4.1 Santé
4.2 Éducation
5 Économie
6 Notes et références
7 Voir aussi
7.1 Articles connexes
7.2 Bibliographie
7.3 Liens externes

Géographie[modifier]
Localisation[modifier]
Le quartier couvre 1 810 ha, soit 23 % du territoire communal de Strasbourg (7 826 ha)[1]. Il est délimité à l’ouest par l’Ill, au nord par la forêt de la Robertsau, à l’est par le Rhin et au sud par le canal de la Marne au Rhin. Les quartiers strasbourgeois mitoyens sont le Wacken et le quartier européen, la Neustadt et l’Île aux Épis. À l’ouest se trouvent les communes de Hoenheim, Bischheim et Schiltigheim.

Population[modifier]
Longtemps terre insalubre appréciée des seuls pêcheurs, la Robertsau a connu une croissance démographique continue[2]. D’après les registres paroissiaux, la population du quartier peut être estimée à environ 1 000 personnes en 1700[2]. En 1900 il y en avait 8 000[2].

Lors du recensement réalisé par l’INSEE en 1999, la Robertsau comptait 22 567 habitants, soit 8,5 % de la population strasbourgeoise[1]. En dépit d’une perte de population concernant la Cité de l’Ill où sont concentrés 90 % des logements aidés, le quartier enregistre ainsi une progression de 16 % par rapport au recensement précédent (1990), soit trois fois supérieure à celle observée sur l’ensemble de la ville.

Historique[modifier]
Le chevalier Robert Bock y construisit un château aux alentours de l’an 1200. On lui doit le nom du quartier – nommé Ruprechtsau en allemand –, de son axe principal, la rue Boecklin[1], et celui d’une rue adjacente, la rue du chevalier Robert.

Un fort avancé appelé Fort-Louis fut construit par Vauban sur une île formant la Robertsau. Ce fort était destiné à la défense de la ville de Strasbourg à la veille de la guerre de la ligue d’Augsbourg.

Le site était initialement traversé par de nombreux bras de l’Ill et du Rhin et occupé par une partie de la forêt rhénane, qui subsiste aujourd’hui au nord du quartier. Ses fréquentes inondations ont entraîné une apparition tardive de l’urbanisation, au cours du XIXe siècle. Elle fut le fait de maraîchers, dont les exploitations ont été progressivement remplacées par un habitat pérenne et peu à peu par des villégiatures de riches Strasbourgeois. La population actuelle du quartier est caractérisée par des revenus supérieurs à la moyenne de la ville, à l’exception d’une cité sociale (la Cité de l’Ill), construite dans les années 1960 dans sa frange ouest.

Petits immeubles cotoyant des maisons à colombages dans la rue des JardiniersSon isolement, son caractère verdoyant et sa réputation de quartier aisé sont à l’origine de son attractivité et ont favorisé le récent développement du quartier. Cette forte pression foncière se heurte cependant à plusieurs contraintes, à commencer par l’inondabilité du site, que ce soit par remontée de nappe ou par submersion. Les rares terres non-inondables disponibles sont par ailleurs frappés de restrictions, voire d’interdiction d’urbanisation, du fait de la proximité d’installations industriello-portuaires à l’est (le port aux pétroles) et de leurs périmètres Seveso et de boil over. De plus, la faible accessibilité du quartier (peu de ponts franchissant ses frontières naturelles et une absence de transports en commun en site propre) imposent de contrôler le développement du quartier pour limiter la saturation de son réseau.

Tram : terminus de la ligne E (Boecklin)Enfin, la densification récente du quartier a eu pour corollaire l’affaiblissement de ses caractéristiques patrimoniales et urbaines, du fait de la disparition progressive des maraîchers et de certaines villas et maisons vernaculaires au profit de constructions plus banales, voire dans certains cas, de lotissements pavillonnaires au cours des années 1980 et 1990 (quartier de la Renaissance).

Depuis novembre 2007, l’entrée de la Robertsau est reliée au centre-ville par la ligne de tram E.

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Publié 0, janvier 17, 2011 par NOUNOURS dans Uncategorized

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