LE DEBARQUEMENT EN NORMANDIE 6 JUIN 1944   Leave a comment

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Depuis 4 ans, l’Europe entière est soumise à la dictature de l’Allemagne nazie.
Cette situation rend la vie de plus en plus difficile et tout le monde attend avec impatience le débarquement de forces alliées sur le continent. III – Plan d’attaque initial:
L’assaut était prévu pour 6H30.

Une première vague de 225 Rangers (compagnie D,E,F) du 2ème Bataillon devait gravir la pointe et de tirer une fusée au sommet pour signaler le débarquement des renforts.

Les renforts étaient composés de la compagnie A et B du 2ème Bataillon et du 5ème Bataillon de Rangers du Lieutenant-Colonel Max Schneider (8 compagnies au total!).

Si aucun signal n’était tiré avant 7H00 cela signifait l’échec de la mission.

Les renforts devaient alors débarquer à Vierville et par voie de terre prendre la pointe du Hoc à revers.

Cette idée d’un retour sur le continent n’a jamais quitté l’esprit de Churchill.
Dès 1940, après la fuite de Dunkerque et la défaite de la France, Churchill affirme « qu’il faudra reprendre pied sur le continent pour abattre l’Allemagne ».

En juin 1944, l’imminence d’un débarquement allié sur les côtes françaises ne fait aucun doute. Mais le mystère demeure entier sur le lieu où se déroulera l’opération.

En 4 ans, les Allemands ont eu le temps de se préparer. Hitler (qui se vante d’être le plus grand bâtisseur de forteresses de l’histoire) protège les 5000 kms de côte qu’il occupe par le « Mur de l’Atlantique ». Mais il ne se doute pas de la fragilité de son dispositif. Depuis le début de la guerre à l’Est, les forces de la Wehrmacht se sont considérablement réduites.

En juin 1944, il ne dispose que de 700 000 hommes (dont nombreux sont des « osttrupper » : prisonnier Soviétique ou Polonais incorporés de grès ou de force dans l’armée allemande) et de 500 avions pour les 5000kms de côtes.
Les alliés préparent activement le débarquement. Depuis 1941, des raids de reconnaissance sont envoyés sur les côtes françaises afin de récupérer le maximum de renseignements :
Luc-sur-mer ———-> le 28 septembre 1941
St Aubin-sur-mer —–> le 27-28 septembre 1941
St Laurent-sur-mer —> le 17-18 janvier 1942
Quinéville ————> le 25-26 décembre 1943
Il tire également certains enseignements notamment sur l’échec tragique du raid sur Dieppe (août 1942 dont les pertes ont dépassé les 70%) qui a montré que l’attaque des ports était une erreur.
A partir de 1943, les usines américaines fabriquent 3000 chars et 86000 avions. Le tout est envoyé en Angleterre par « liberty ship ». Tandis que 150000 hommes sont envoyés chaque mois en Angleterre par paquebot. Le 6 juin, 1,7 millions d’américains sont arrivés en Angleterre.

La supériorité navale est acquise depuis 1943 lorsque l’amiral Doenitz se retire de l’Atlantique en mai 1943. La supérioté navale est telle que du 05/1943 au 08/1943, 97 sous-marins Allemands sont coulés.

A la veille du 6 juin 1944, les alliés disposent de :
3 millions de soldats répartis en 39 divisions (20 américaines, 14 britanniques, 3 Canadiennes, 1 Polonaise, 1 Française)
20000 véhicules
11000 avions (dont 3500 chasseurs et 5000 bombardiers)
7000 navires Quelques heures avant le débarquement sur les plages de Normandie, le 6 juin 1944, le général américain Dwight D. Eisenhower à la tête des forces alliées en Europe fait un dernier discours aux hommes prêts pour le jour J.
Les Rangers à l’assaut de la pointe du Hoc
I – Description:
La pointe du Hoc est une falaise abrupte de 30 mètres qui domine la plage d’omaha et de Utah.

Les Allemands exploitent cette position en y installant une batterie sous abri bétonné de 5 canons de 155mm (portée de 20kms).
La prise de cette falaise est cruciale car elle doit garantir la sécurité des 2 plages Américaines (Omaha et Utah).

Le 6 juin 1944, le 2ème Bataillon de Rangers débarque sur la plage de galets de la Pointe du Hoc sous les ordres du lieutenant colonel James E.Rudder.
II – Objectifs:
Les Rangers recoivent comme mission de prendre d’assaut la falaise et de neutraliser ses canons.
De résister aux contre-attaques Allemandes jusqu’à l’arrivée des renforts Américains venus d’ Omaha beach.
Ils doivent également progresser le plus rapidement possible dans les terres afin de couper la route de St-Pierre-du-Mont à Grandcamp.
III – Plan d’attaque initial:
L’assaut était prévu pour 6H30.

Une première vague de 225 Rangers (compagnie D,E,F) du 2ème Bataillon devait gravir la pointe et de tirer une fusée au sommet pour signaler le débarquement des renforts.

Les renforts étaient composés de la compagnie A et B du 2ème Bataillon et du 5ème Bataillon de Rangers du Lieutenant-Colonel Max Schneider (8 compagnies au total!).

Si aucun signal n’était tiré avant 7H00 cela signifait l’échec de la mission.

Les renforts devaient alors débarquer à Vierville et par voie de terre prendre la pointe du Hoc à revers.
A 7H30, pendant l’ascension de la falaise le lieutenant-colonel Rudder envoie comme message à ses renforts; de débarquer à Omaha beach (Vierville) et de les rejoindre le plus vite possible.
Le 5ème grade George J.PUTZEK est le premier Rangers à atteindre le sommet. 25 morts sont à déplorer mais l’ascension de la falaise est une réussite et n’aura duré que 5 minutes! Au sommet les hommes font face un paysage d’horreur. Les bombardements aériens et navals avaient créé d’énormes cratères. Le lieutenant-colonel Rudder installe son PC dans une niche sur le bord de la falaise et suivant le plan initial envoies le message « GLOIRE A DIEU » pour avertir qu’ils sont au sommet de la falaise.

Les Rangers prennent d’assaut la batterie où devait se trouver les canons.
Une fois la batterie sous contrôle, ils constate avec déception que les canons de 155mm ont été démontés et remplacés par des poteaux téléphoniques camouflés par des filets.

A 8H00, 37 Rangers des compagnies D et E suivis de près par 12 hommes de la compagnie F atteignent la route côtière.

A 8H45, lors d’une patrouille à 300m de la ligne défensive, ils découvrent dans une grange les 5 canons de 155mm et un stock de munitions qui devait servir au sommet de la falaise. Les Rangers s’empressent de tout faire sauter. Le 1er objectif (prendre la falaise et ses canons) était atteint.

Toute la journée du 6 juin, les hommes du lieutenant-colonel Rudder font face aux nombreuses contre-attaques Allemandes.
La position est tenue jusqu’à l’arrivée des renforts (5ème bataillon) qui avait débarqué à Omaha beach.
V – Fin de journée:
Malgré l’objectif atteint, cette victoire est amère pour les alliés. Les pertes humaines et matérielles sont très élevées. De plus la résistance francaise avait pris connaissance 48 heures avant le débarquement mais n’a pu le transmettre à temps au commandement allié. Sur les 225 hommes à s’élancer sur la falaise seul 90 hommes sont en état de combattre le soir du 6 juin.
Ils réussissent à tenir la falaise jusqu’à l’arrivée Utah beach : 7ème corps d’armée américains comprenant la 4ème division d’infanterie US II – Objectifs:
Les objectifs pour les hommes du général Barton sont les suivants :
Prises des positions du littorales.
Etablissement d’une solide tête de pont et de s’établir sur les routes surélevées des zones inondées.
De faire la jonction avec la 82ème et la 101ème divisions aéroportées parachutées après minuit autour de Sainte-Mère-Eglise.
Cette plage joue un rôle particulier le jour du débarquement. En effet l’Etat-major prévoit de reporter entièrement l’ensemble des opérations dans ce secteur au cas où les opérations échouent sur une ou plusieurs des plages. Par conséquent l’objectif prioritaire deviendrait donc de couper le contentin en deux.

III – Forces alliés engagées:
Le 6 Juin 1944, les troupes qui débarque à Utah beach appartiennent toutes à la 4ème Division d’infanterie. Le Général Théodore Roosevelt Junior (frère du président des Etats-Unis), chef des opérations, débarque dans la première vague malgrès l’opposition de ses chefs. Il justifie sa présence auprès du général Barton en affirmant : » ça rassurera les gamins de me savoir auprès d’eux »

IV – Forces de l’Axe engagées:
Le secteur est défendu par des batteries puissantes et à longues portées :
Batterie de Saint-Marcouf (4 pièces de 210 mm de 33 kilomètres de portée, 300 soldats de la Kriegsmarine constituaient la garnison)
Batterie de Saint-Martin-de-Varreville (4 pièces de 105 mm)
Batterie d’ Andouville-la-Hubert
Batterie de La Madeleine
Batterie de Beau Guillot et Le Grand V – L’assaut:

Sainte-Mère-Eglise 1944 (Photo : Droits réservés) Sainte-Mère-Eglise

Vers 1 heure du matin, 15000 parachutistes de la 82ème et de la 101ème Airbonne sont largués au-dessus du village. Ils sont commandés par le général Matthew B. Rigdway et par le général Maxwell D. Taylor.
Le parachutage de la 101ème Airbonne est imprécis. Beaucoup se noient dans les marais ou s’égarent à l’image du général Maxwell D. Taylor qui atterrit près de Barfleur. Les parachutage de la 82ème Airbonne est plus précis et les 3/4 se posent sur un périmètre de 5kms
Le village qui est défendu par la 91 division de la Luftwaffe ne résiste pas longtemps aux assauts des para US. De plus l’Etat-Major allemand facilite également le débarquement en envoyant ses troupes de réserves à la recherche des parachutistes dispersés dans la nature.
Le village est libéré le 6 juin à 4h30 et devient le 1er village de France à être libéré !
La prise de Sainte-Mère-Eglise permet au allié de couper la route N13 entre Carentan et Cherbourg
Sainte-Marie-du-Mont

La 4ème division infanterie débarque sur cette plage au lieu dit « la Grande Dune » suite à une erreur de navigation (fort courant, mer mauvaise…). En effet le plan initial prévoyait de débarquer les troupes à 2 Km au Nord face aux dunes de Varreville. Malgrès cette erreur, le Général Théodore Roosevelt (cousin du président des Etats-Unis), une canne à la main, décide de poursuivre les opérations à cet endroit. En effet le secteur de la Madeleine est moins bien défendus, ce qui facilite le débarquement des troupes et le déchargement des chars sherman DD de 33 tonnes qui rentrent immédiatement en action. La réaction allemande est timide et riposte avec des chars miniatures « Goliath » remplis de 100 Kgs d’explosifs, mais un seul explose! Le village est libéré le 6 juin.

Des marins de l’USNavy sont en train de démonter des mini-chars « Golliath » (Photo : Droits réservés) Hiesville

Ce village se situe à 6 kms de Sainte-Mère-Eglise. Ce village est l’objectif de la 101ème Airbonne renforcé par 32 planeurs de type « WACO » qui amènent matériels et renforts. Le village est libéré le 6 juin et un hôpital est installé dans le manoir de Colombières.

Poupeville

Petit hameau, voisin de Sainte-Marie-du-Mont dont sa prise est essentiel car elle abrite un poste de commandement allemand qui ravitaille les points fortifiés du secteur. Les hommes de la 101ème Airbonne se rendent maître du hameau à 12h (prise retardée car forte dispersion des parachutistes qui devaient le faire!). Le pont de Poupeville est aussi le point de rencontre entre les troupes aéroportées et celles débarquées le matin sur la plage de la Madeleine
Les dunes de Varreville

D’après la plan initial, le débarquement aurait dû avoir lieu sur cette plage, cependant à cause du mauvais temps et de très forts courants les péniches ont dérivées et se sont échouées à 2 kms de là sur la plage de la Madeleine. Grâce à cette erreur les alliés ont évité une défense côtière redoutable :
La batterie de Saint Martin de Varreville avec ses 4 canons de 105mm
La batterie de Crisbecq à St Marcouf (la plus importante de la région) avec 4 canons de 210mm qui lui permit de couler quand même un destroyer américain le 7 juin. Elle résiste à la 4ème division d’infanterie jusqu’au 12 juin quand les Allemands décident d’évacuer
La batterie d’Azeville au lieu dit « les campagnettes » avec ses 4 canons de 105mm qui servent de soutien à la batterie de Crisbecq. Elle est conquise au lance flamme le 9 juin par le 22 Régiment d’Infanterie.

Picauville-Chef-du-Pont

Chef-du-Pont est une priorité pour la 82ème Airbonne avec la prise du pont du Merderet. C’est aussi dans le château de Picauville que la 91ème division d’infanterie a décidé d’installer son poste de commandement tactique. Son commandant le général Falley est tué par 3 parachutistes lorqu’il fit demi tour de son voyage à Rennes. Après 3 jours de combat le village est libéré le 9 juin.

Carentan

La ville de Carentan est un point stratégique pour les alliés car c’est le seul point du débarquement de la Manche où il est possible de franchir les marais vers le Bessin. La libération du village intervient le 12 juin par la 101ème Airbonne après de terrible combat de la chaussée de Carentan et du carré de Choux lors de l’avance de la 502ème
Quinéville

C’est le point extrème du secteur d’Utah beach. Cette plage est défendue par la batterie de Morsalines équipée de 6 canons de 155mm. Cependant suite aux bombardements alliés, les allemands déménagent les canons à 2 kms à l’intérieur des terres ce qui ne lui permet plus d’atteindre la plage de la Madeleine. La plage est nettoyée le 15 juin après la prise du fort de St Marcouf.

Prisonnier allemand le 6 juin 1944 sur la plage d’Utah beach
Source : U.S. National Archives

VI – Fin de journée:
Grâce à une erreur de navigation, la journée s’est terminé moins difficilent que prévu ! La journée coûta la vie de 197 hommes dont seulement 30 sur les plages!
Malgrès quelques positions de résistance, les objectifs de la journée ont tous été atteints. La jonction avec la 101ème et la 82ème aéroportées est réalisée et une solide tête de pont est établie.

Au soir du 6 juin, les Américains ont débarqué : 20 000 hommes, 1 700 véhicules, 1 800 tonnes d’équipement.
Du 06/44 au 11/44, la plage d’Utah beach permet le débarquement de : 836 000 hommes, 220 000 hommes, 725 000 tonnes d’équipement.
Pegasus Bridge, 6 Juin 1944
I – Description:
Le pont de Bénouville surnommé: « Pegasus Bridge » se situe à 6 Kms au Nord de Caen.
Le Général Richard Gale (Commandant de la 6ème division aéroportée britannique) décide d’attaquer avec une force spéciale de 6 planeurs, chacun transportant 30 hommes. Trois planeurs débarqueraient et prendraient le pont de Bénouville tandis que les 3 autres débarqueraient et prendraient le pont de Ranville.

Pont de Bénouville, renommé Pegasus Bridge en 1945 (Photo : Droits réservés)

II – Objectifs:
Seuls points de franchissement des cours d’eau qui relient Caen à la mer, les deux ponts devaient rester intacts pour permettre le passage des troupes débarquées sur la plage de Ouistreham

Pour cela le Général Richard Gale désigne le major John Howard et lui fixe pour objectifs de:

Prendre le pont de Bénouville

Prendre le pont de Ranville

Résister et garder les ponts intacts
III – Forces engagées:
Le major John Howard est designé commandant la Compagnie D du deuxième bataillon du 2nd Oxfordshire and Buckinghamshire Light Infantry ainsi que 30 hommes du 249ème Field Company-Royal Engineers IV – L’assaut:
L’opération est très délicate car les Allemands avaient miné le pont, prêts à le faire sauter à la moindre alerte.
La stratégie était basée sur la rapidité et sur l’effet de surprise.

22h56: Les 6 planeurs décollent de l’aérodrome de Tarrant-Rushton dans le Dorset ==> destination: les communes de Bénouville et de Ranville.

00h00: Les hommes du Major passent la côte Française, et sont lâchés peu de temps après, à 6000 pieds au dessus de Cabourg.

Pont de Bénouville

Malgré l’obscurité, les 3 planeurs se pose à l’heure et à l’endroit prévu. Le 1er planeur se posent à 40m du pont tandis que les autres se posent à une centaine de mètres. La surprise est au rendez-vous!
Aussitôt les hommes se ruèrent à l’assaut du pont. Les Allemands pris dans leur sommeil, n’ont pas le temps de réagir. Le blockhaus bétonné qui protège l’entrée du pont est neutralisé grâce à 2 grenades Anglaises lancées dans l’embrasure. En 10 mn le pont est pris et le Major Howard établie son PC dans le petit café-guingette appartenant à la famille Gondrée. Mais le plus dur reste à faire….le garder en bon état jusqu’à l’arrivée des renforts.

Pont de Ranville

Les 2 planeurs se posent à 150 m de leur objectif tandis que le 3ème, lâché trop tard et cap à l’est, se posa à douze kilomètres de son objectif. Grâce à une faible opposition quelques minutes suffisent pour prendre le pont intact.
Ainsi en 10 mn les 2 ponts sont intacts et sous contrôle allié.

Conformément au plan, le radio Edward TAPPENDEN envoie le message :  » Ham and Jam … Ham and Jam … « .
« Ham » pour annoncer que le pont sur le canal se trouvait entre les mains britanniques et « Jam » pour indiquer qu’il n’était pas détruit et que celui sur l’Orne ne l’était pas non plus.

Pont de Bénouville

Malgré l’obscurité, les 3 planeurs se pose à l’heure et à l’endroit prévu. Le 1er planeur se posent à 40m du pont tandis que les autres se posent à une centaine de mètres. La surprise est au rendez-vous!
Aussitôt les hommes se ruèrent à l’assaut du pont. Les Allemands pris dans leur sommeil, n’ont pas le temps de réagir. Le blockhaus bétonné qui protège l’entrée du pont est neutralisé grâce à 2 grenades Anglaises lancées dans l’embrasure. En 10 mn le pont est pris et le Major Howard établie son PC dans le petit café-guingette appartenant à la famille Gondrée. Mais le plus dur reste à faire….le garder en bon état jusqu’à l’arrivée des renforts.

Pont de Ranville

Les 2 planeurs se posent à 150 m de leur objectif tandis que le 3ème, lâché trop tard et cap à l’est, se posa à douze kilomètres de son objectif. Grâce à une faible opposition quelques minutes suffisent pour prendre le pont intact.
Ainsi en 10 mn les 2 ponts sont intacts et sous contrôle allié.

Conformément au plan, le radio Edward TAPPENDEN envoie le message :  » Ham and Jam … Ham and Jam … « .
« Ham » pour annoncer que le pont sur le canal se trouvait entre les mains britanniques et « Jam » pour indiquer qu’il n’était pas détruit et que celui sur l’Orne ne l’était pas non plus.

Les Mulberries : Les ports artificiels d’Arromanches et de Vierville I – Description :
L’expérience malheureuse de Dieppe (19 août 1942) pose un grave problème logistique à l’état-major allié. Ils réalisent que la prise d’une ville portuaire est impossible et qu’ils leur faut construire un ou des ports artificiels.

L’idée vient de W.Churchill qui écrit à lord Mountbatten (cousin du roi Georges VI, officier dans la Royal Navy): »Ils doivent flotter haut et bas avec la marée, le problème de l’ancrage doit être résolu.
« Communiquez-moi la meilleure solution trouvée. Ne plaidez pas qu’elle est impossible, les difficultés plaideront assez par elles-mêmes ».
Lord Mountbatten lui repondit : « Puisque nous ne disposons pas de ports, nous apporterons les nôtres !  »

Le projet porte le nom de code « Mulberry ». Il prévoit la fabrication de deux ports artificiels :

Mulberry A, situé à Vierville est prévu pour le ravitaillement des troupes Américaines.
Mulberry B (surnommé port « WINSTON », du nom de son créateur), situé à Arromanches, prévu pour le ravitaillemnt des troupes britanniques.
La superficie du projet s’étend sur 500 ha et doit permettre la manutention de 7000 tonnes de marchandises par jour.

Le plan prévoyait que les ports soient opérationnels 15 jours après le débarquement et fonctionner jusqu’au début de l’automne 1944
II – Construction :
Pour la construction du port, il fut décidé de créer devant Arromanches, à peu près au centre du secteur d’assaut choisi, un vaste plan d’eau abrité de la houle du large grâce à la mise en place d’une digue artificielle et préfabriquée.

A l’intérieur de cette rade il y aurait 3 quais de déchargement reliés à la terre par des jetées. Toutes ces installations seraient construites en détachées en Angletterre et remorquées par bateau jusqu’en normandie dès le lendemain du « Jour J ».

Plate-forme avec les 4 piliers qui vont reposer sur le fond et
qui vont lui permettre de monter et descendre au gré des marées. (Source : IWM) En attendant l’arrivée des caissons phoenix qui traverse la manche à une vitesse de 3 noeuds, le 7 juin 1944, 17 navires sont coulés (blockships) au large afin de former un brise-lames.

Afin d’abriter le plan d’eau de la houle, on décida de couler sur une ligne parallèle à la côte les 115 caissons « Phoenix » pour un poids de 500 000 tonnes de bétons (dimensions d’un caisson : 70 m de long, 20 m de haut, 15 m de large, 6044 tonnes),puis une dizaine de pontons sont également assemblés pour former au total 16 km de route.

Les plates-formes flottantes sont dotées d’un ingénieux système d’adaptation à la hauteur de la marée : Quatre pieds coulissants assurent un équilibre et permettent aux bateaux de décharger leur cargaison sans danger.

La réalisation de ce projet a représenté le travail de 10000 hommes pendant 8 mois
III – Caprice de la météo :
Du 19 au 23 juin 1944, alors que l’assemblage des ports n’est pas terminé, une tempête détruit presque entièrement le port de Vierville (Mulberry A) et endommage celui d’Arromanches (Mulberry B).
Le commandement allié décide donc, d’abandonner Mulberry A (dégâts trop importants) et de récupérer toutes les pièces en état pour réparer Mulberry B.
Les alliés doivent donc se contenter que d’un seul port sur les deux prévus !

IV – Conclusion :
Le 12 juin, plus de 300 000 hommes, 54 000 véhicules, 104 000 tonnes de ravitaillement ont été débarqués.
Le 4 juillet, les alliés débarquent sur le port d’Arromanches (Mulberry B) : 1 000 000 d’hommes, 183 500 véhicules, et 6 500 000 tonnes d’approvisionnement.

Une ligne des bateaux forme un brise-lames. (Source : IWM)
Pendant les 100 jours d’utilisation, les alliés ont débarqués :
2 500 000 hommmes
500 000 véhicules
4 millions de tonnes de matériels
La meilleure performance du port se situe dans la dernière semaine de juillet lorsque Montgomerry lance son attaque sur Caen.
Pendant ces 7 jours le trafic atteint 136 000 tonnes (soit plus de 20 000 tonnes par jour).
Le 1er décembre, les alliés démontent toutes les installations du port car ils possèdent déjà toute la région.
Mardi 6 juin 1944 : le jour J

Le 6 juin 1944, les 80 kms de côtes Normandes se préparent à subir la plus grande attaque aéronavale de tous les temps. Ce jour là, ce sont 8 divisions qui prennent part au débarquement (5 sur les plages et 3 dans les airs), totalisant près de 200 000 hommes avec les renforts. La logistique représente : 5 000 embarcations d’assaut, 1 300 navires marchands, 1 200 bateaux de guerre, 11000 avions (dont 3500 chasseurs et 5000 bombardiers) , 20 000 véhicules (des jeeps aux chars).

Les Allemands aussi se prépare à l’offensive. Le 22 avril 1944, le maréchal Erwin Rommel déclare à son aide de camps : Croyez-moi, Lang, les premières vingt-quatre heures seront décisives… Le sort de l’Allemagne en dépendra… Pour les alliés comme pour nous, ce sera le jour le plus long »
La chronologie du D-DAY

00H10: Les paras des 101ème et 82éme Airborne sont largués entre Sainte Mère Eglise et Carentan, après avoir été acheminés par 20 C47

00H16: Un commando de 180 britanniques (Major J.HOWARD), à bord de six planeurs, atterrit près des ponts de Bénouville, sur le canal de Caen, et de Ranville, sur l’Orne. Mission : S’emparer des deux ponts intacts et les tenir jusqu’à la relève.
02H30: Parachutage du 505ème régiment de la 82ème Airborne près de Sainte-Mère-Eglise
04H30: Les parachutistes de la 82ème division libèrent le village de Sainte-Mère-Eglise

04H45: Prise de la batterie de Merville par le lieutenant-colonel T.OTWAY
05H30: Un détachement américain de 132 hommes débarque sur les îles Saint-Marcouf, désertes mais minées

05H50: Les 6939 navires de l’armada alliée abordent les côtes Normandes. La première vague d’assaut est à six kilomètres des côtes
05H58: Lever du soleil
06H30: Les premières vagues d’assaut se lancent sur Utah et Omaha
07H10: Les 225 rangers du colonel RUDDER prennent d’assaut le flanc est de la falaise de la Pointe du HOC
07H30: Assauts simultanés par les troupes Anglaises à Gold et Sword beach
08H00: Assauts par les troupes Canadiennes sur la plage de Juno beach
08H30: Les bérets verts sont à Riva Bella
09H15: HITLER est réveillé. Il écoute les derniers communiqués avant de convoquer KEITEL et JODL
09H30: Les Rangers ont investi la pointe du Hoc, malgré une opposition ennemie très forte
10H50: Gold est conquise, au prix de 400 soldats hors de combat
11H00: Libération de Vierville-sur-Mer
12H00: CHURCHILL prend la parole à la chambre des communes : « je dois annoncer à la chambre que la première série des débarquements en force sur le continent européen a commencé, que les batteries de la côte ont été dans la plupart des cas réduites au silence…Tout se déroule conformément au plan. »
13H00: Libération d’Ouistreham et de Saint-Laurent-sur-Mer
13H30: La radio Américaine, par la voix d’Eisenhower, annonce le débarquement

18H00: JUNO BEACH. Reddition de la garnison allemande retranchée dans les casemates situées sur le secteur Nan red à St Aubin sur mer
19H00: La batterie de Longues-sur-Mer est neutralisée
20H00: La tête de pont sur Omaha est définitivement établie et les Anglais de la 50ème D.I Northumbernian sont aux portes de Bayeux
22H30: Arromanches est libéré.
Situation au soir du 6 juin 1944 LES FILMS DU 6 JUIN 1944

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Publié 1, juin 18, 2012 par NOUNOURS dans Uncategorized

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