LA NATION SIOUX   Leave a comment

LES TRIBUS

ORIGINE DU MOT « SIOUX »
Le mot « sioux » provient de l’expression « nahdossiou » qui, en langue Ojibway, signifie « serpent tricheur »…
Ce terme a été repris par les français au XVIIe siècle, et ensuite adopté par les sioux eux-mêmes, mais aujourd’hui ils préfèrent réutiliser leurs noms d’origine.
Les Sioux s’appelaient entre eux OCETI SAKOWIN OYATE, « Le Peuple des Sept Feux ». Il se divisait en 3 grands groupes :
Les Teton ou Lakota (Territoire traditionnel Dakota/Wyoming) qui comprennent :
– Hunkpapa (« Ils campent à l’entrée »). Réserve de Standing Rock (Sud et Nord Dakota)
– Oglala (« Ils se dispersent ») Réserve de Pine Ridge (Sud Dakota)
– Sicangu-Brulé (« Cuisses brûlées »). Réserve de Rosebud et Lower Brule (Sud Dakota)
– Minneconjou « Mnikwojupi» (« Ils plantent près de l’eau »). Réserve de Cheyenne River (Sud Dakota)
– ltazipco (« Sans arc »). Réserve de Cheyenne River (Sud Dakota)
– Ooenunpa (« Deux fois bouilli »). Réserve de Cheyenne River (Sud Dakota)
– Sihasapa (« Pieds noirs » ou Blackfeet Sioux, à ne pas confondre avec le peuple Blackfoot). Réserve de Cheyenne River (Sud Dakota).

Les Santee ou Dakota (territoire traditionnel Minnesota) qui comprennent :
– Sisseton. Réserve Sisseton-Wahpeton (Sud Dakota)
– Wahpeton (« Ils habitent sous les feuilles »). Réserve Sisseton/Wahpeton (Sud Dakota)
– Wahpekute (« Ils chassent sous les feuilles »). Petites réserves du Minnesota
– Mdewakanton (« Ils habitent le lac sacré »). Réserves de Devil’s Lake (Nord Dakota et de Prior Lake (Minnesota).
1874 – 1877 :La victoire des Sioux à Little Big Horn

En 1874, les prospecteurs, protégés par les cavaliers du général Custer, se répandent dans les Black Hills, le site sacré des Sioux Lakotas, violant ainsi le deuxième traité de Fort Laramie. Sous la houlette de Sitting Bull et de Crazy Horse, Sioux et Cheyennes unissent leurs forces. Le 25 juin 1876, ils anéantissent les 185 hommes du 7ème de cavalerie et leur commandant, le général Custer (surnommé « Pehnin Hanska » – Longs Cheveux -) près de Little Big Horn. Cette victoire indienne choque l’opinion américaine. Des milliers de soldats traquent les tribus des Plaines, les forçant une à une à la reddition. Crazy Horse se rend avant d’être abattu, en septembre 1877, à Fort Robinson. Seul Sitting Bull échappe à la capture en se réfugiant, avec 3 000 guerriers, au Canada.

Les Yankton ou Nakota (territoire national Dakota) qui comprennent :
– Ankton « Iyanktonwan » (« Ils habitent au bout »). Réserve Yankton (Sud Dakota)
– Assiniboine (apparentés aux Yankton). Réserves de Fort Peck, de Fort Belknap (Montana) et en Alberta (Canada)
– Stoney (apparentés aux Yankton). Réserves en Alberta
– Yanktonnai « Iyanktonwanna» (« Les petits Yankton »). Réserve de Fort Peck (Montana).

1848 – 1869 :La bataille de l’Oregon Trail

A partir de 1848, les colons qui suivent, à travers le Nord-Ouest américain, la piste de l’Oregon vers la Californie, sont attaqués par les Indiens de la Prairie Sioux, Cheyennes du Nord, Arapahos… En 1851, leurs chefs signent un traité à Fort Laramie (Wyoming). Mais les Blancs ne respectent pas l’accord. Les Indiens reprennent les raids contre les convois et les forts, sabotent les lignes télégraphiques et la voie ferrée transcontinentale en construction. L’armée riposte en tuant 400 Shoshones en 1863, près de la Bear River. La paix ne revient qu’avec la fermeture de la piste de l’Oregon, en 1869.
1862 – 1868 : Les exploits de Red Cloud et Crazy Horse

En 1862, de l’or est écouvert dans le sud du Montana. Les colons déferlent sur le pays de la Powder River, territoire de chasse aux bisons des Indiens. Les Sioux Oglalas des chefs Red Cloud et Crazy Horse, appuyés par les Cheyennes et les Arapahos, attaquent les convois sur la piste Bozeman conduisant aux sites aurifères. En 1865, ils mettent en déroute une colonne de1000 soldats et cernent les forts Laramie et Reno. L’année suivante, ils massacrent les 80 hommes du capitaine Fetterman près du Fort Phil Kearny. La piste Bozeman est interdite aux convois d’immigrants. Le général Sheridan décide alors d’exterminer les troupeaux de bisons, piliers de l’économie indienne. Malgré tout, Red Cloud va faire plier l’armée. En 1868, Sherman et les chefs indiens signent le deuxième traité de Fort Laramie : les Blancs abandonnent la piste Bozeman et ses forts, et concèdent aux tribus un immense territoire, entre le Wyoming et le Dakota.
1889 – 1890 : La déroute Indienne

1889 : Wowoka, un chaman paiute, prédit la renaissance du monde traditionnel indien et prêche la cérémonie de la « Ghost Dance ». Une agitation s’empare des réserves, si bien que l’armée décide d’intervenir. Le 15 décembre 1890, Sitting Bull, revenu du Canada, est tué lors de son arrestation à Standing Rock. Quatorze jours plus tard, le 7e de cavalerie extermine 350 Indiens, hommes, femmes et enfants à Wounded Knee. Cet ignoble massacre marque la fin des guerres indiennes.
LE BOIS QUI CHANTE

LA LEGENDE DU BOIS QUI CHANTE :

D’APRES UNE TRES ANCIENNE LEGENDE SIOUX, le Pic-Vert serait l’inventeur de la flûte.La légende raconte qu’un jeune homme, qui chassait pour nourrir sa famille, pistait un élan fort rusé.L’animal l’entraina au plus profond de la forêt.

Le jeune homme perdit son chemin et chercha un endroit où dormir. Il entendit alors un son étrange et mélancolique, un son inconnu. C’était magnifique et très triste.

Le lendemain matin au réveil, le jeune homme entendit un Pic-vert. Ce dernier faisais des trous sur un tronc d’arbre, du bout du bec, qu’il a fort pointu, c’est bien connu. L’oiseau fit un signe au jeune homme et s’envola vers un autre arbre. Le jeune homme le suivit jusqu’à une forêt de cèdres rouges.

Le Pivert se posa sur une longue branche et y creusa des trous. Le soir venu, quand le vent se mit à souffler, le son mélancolique entendu la veille s’éleva à nouveau et se répandit à travers la plaine. Le Pivert s’envola. Le jeune homme prit la branche d’arbre et l’emporta jusqu’à son village. Il n’avait pas trouvé de nourriture mais rapportait sa découverte à son peuple.

Il souffla dedans, la secoua, essaya de reproduire le son entendu dans la forêt… en vain. Alors il demanda l’aide du « medecine man », le sage du village. Celui-ci lui dit d’aller sur la colline surplombant le village.

Le jeune homme grimpa sur la colline, s’assit et se mit à prier. Le troisième jour, il eut une vision.

Les esprits le visitèrent, il vit le Pivert transformé en homme qui lui montra comment s’y prendre, comment casser la branche de l’arbre, faire les trous et tailler la « siotantka ». Le jeune homme sut donc enfin fabriquer la flûte. En Sioux, « siotantka » signifie « le bois qui chante ».

LES RESERVES


LES CHEFS CELEBRES

American Horse

Gray Hair ARMES ET PARURES

ARMES ET PARURES

Collection d’objets Amérindiens datant du XIX ème siècle. Il s’agit d’objets d’époque (expertisés), dont certains sont particulièrement rarissimes. Cette collection française a été obtenue de longue date, principalement en Europe (les objets indiens anciens étant trés difficiles – voire impossibles pour certains – à acquérir de nos jours, notamment aux USA). Ces objets historiques dévoilent la beauté et la richesse de l’artisanat des indiens des plaines.
Crazy Horse (Oglala)
« Mon père, je suis mortellement blessé, que l’on fasse savoir aux miens qu’il est inutile de compter sur moi plus longtemps. »
SPIRITUALITE

« Nous ne considérions pas les grandes plaines ouvertes, les superbes collines ondulées, et les méandres des fleuves… comme « sauvages ». C’est pour l’homme blanc seulement que la nature était une « jungle »… et la Terre « infestée » de « sauvages », hommes et animaux. Pour nous la Terre était généreuse, et nous étions entourés par les bienfaits du Grand Mystère.

(Chef Luther Standing Bear, Sioux Oglala)

Eté 2000, quelque part dans la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud). Loin des regards étrangers, une dizaine de jeunes Sioux tournent autour d’un grand peuplier. Des lanières fixées par des broches à même leur poitrine les relient à l’arbre sacré. A jeun, les yeux rivés sur le soleil, ils résistent depuis des heures à la chaleur et à la soif. Perdus dans leur vision intérieure, les danseurs ne perçoivent plus le son des tambours et des sifflets en os d’aigle. Ils tirent sur leurs broches, jusqu’à ce qu’elles cèdent en déchirant leur chair. Puis ils s’effondrent, épuisés, sur le sol. Certains gisent évanouis, terrassés par la douleur…

Les Sioux de Pine Ridge perpétuent ainsi les anciennes danses du Soleil, au cours desquelles les jeunes guerriers prouvaient leur vaillance avant de partir au combat. Leur exemple n’est pas un cas isolé.

Dans toute l’Amérique du Nord, les Indiens renouent aujourd’hui avec des rites immémoriaux. A travers eux, ils cherchent à faire revivre l’univers spirituel de leurs ancêtres.

Avant l’arrivée des Blancs, les pratiques religieuses accompagnaient les activités quotidiennes. Elles établissaient un lien sacré entre l’homme et la terre, Les Indiens croyaient en un Créateur ou en une puissance suprême.

Mais la nature était peuplée de forces mystérieuses, d’esprits gardiens avec lesquels communiquaient le chaman, l’hommemédecine ou les porteurs de masques. Les danses et les costumes servaient à s’approprier l’esprit et la force des animaux. Le surnaturel imprégnait tout être et toute chose, rythmait le temps, jaillissait des lieux sacrés.

LA PIPE SACREE

CANNUNPA WAKAN
Chez les populations Sioux, la pipe est l’objet sacré par excellence. Elle est sacrée car la fumée qui s’en échappe constitue le moyen dont l’Amérindien dispose pour communiquer avec le Grand Esprit. Elle intervenait dans toutes les cérémonies fondamentales de la tribu. La fumée de la pipe monte très haut vers le Grand Esprit, en emportant avec elle les messages et les prières de tout le peuple.Symbole de l’unité et de l’harmonie, le calumet, ou Pipe Sacrée, est commun à de nombreuses tribus des États-Unis et du Canada.

La tige creuse de la pipe représente le corps de l’homme ; le fourneau, son âme ; et la partie concave à l’intérieur du fourneau, son coeur. Le matériau le plus employé pour modeler le fourneau de la pipe est l’argile, tandis que le bois d’aulne sert à fabriquer le tuyau. On remplit généralement la Pipe Sacrée d’écorce de saule rouge et de tabac.

En langue lakota, la pipe sacrée s’appelle Cannunpa Wakan et constitue le principal instrument de prière de l’Indien des Grandes Plaines.La cérémonie de la pipe est en effet surtout un rite sacré, qui met l’homme en contact direct – par la contemplation et la relation du cercle des fumeurs – avec le Grand Esprit.

En ce sens, la cérémonie de la pipe sacrée est également celle de la paix : elle scelle la paix entre les peuples qui concluent un accord, mais représente avant tout la paix que l’homme recouvre par son équilibre avec la nature entière et l’ordre des choses, manifestation du Mystère de Wakan Tanka.

La cérémonie débute par la purification de la pipe. Une tresse d’herbe aromatique (Hierochloe odorata), que les Indiens désignent sous le terme de sweetgrassi (herbe douce) et considèrent comme sacrée, est brûlée, et la fumée qu’elle dégage a un pouvoir purificateur.

On fait circuler la pipe en rond, en commençant par la personne qui se trouve à la gauche de celui qui fume, pour reproduire ainsi le sens de la marche du soleil. Quand tout le monde l’a fumée, le tuyau doit toujours être dirigé vers la paroi du tipi, car ce dernier figure l’univers.

Lorsque la Pipe Sacrée s’orne de quatre plumes d’aigle, celles-ci symbolisent le Grand Esprit. Quatre plumes d’un autre type attachées au calumet représentent pour leur part les Quatre Directions.

Les Lakotas conservent encore aujourd’hui la Pipe Sacrée originelle, celle dont la femme-bison leur fit don. Elle se trouve actuellement chez un descendant du premier gardien du calumet, Arvol Looking Horse.

Arvol Looking Horse

Jusque dans les années soixante-dix, au moment où les cérémonies sacrées des Natifs d’Amérique sont redevenues légales et sont donc sorties de la clandestinité, la Pipe Sacrée originelle n’avait jamais été montrée au public.

La pipe est ensuite offerte aux Quatre Directions : tout d’abord à l’Est, puis au Nord, au Sud et enfin à l’Ouest.L’assistance commence donc à fumer la Pipe Sacrée et à la passer à la ronde. Quand quelqu’un parle et fume la Pipe Sacrée, il ne peut dire que la vérité, sous peine de voir s’abattre sur lui des malheurs infinis. Lorsqu’il parle, tout le monde l’écoute en lui prêtant une attention maximum et sans l’interrompre.

Quand on fume Channonpa, au lieu de parler on peut « envoyer des voix  » aux personnes chères, à la Terre Mère, au Ciel, aux animaux, aux Quatre Directions, aux Esprits, à Wakan Tanka, mais aussi aux ennemis ou à ceux avec lesquels une amitié ou un amour s’est rompu. Tous écoutent les voix, et non les paroles.

LA LOGE DE SUDATION

INIPI
Inipi est la « sweat lodge » ou loge à transpirer, le rite le plus ancien des Natifs d’Amérique, commun à toutes les tribus (il s’agit en effet de l’une des traditions les plus répandues chez les Amérindiens, que l’on retrouve pratiquement partout en Amérique du Nord)

Ses origines se perdent dans la préhistoire. En langue lakota, inipi signifie « naître encore »: dans l’inipi, enveloppé par la vapeur purificatrice du rite, l’individu renaît à une conscience nouvelle, à une lucidité nouvelle quant à son rôle et à son destin.

Les pierres sont tout d’abord chauffées sur un feu à l’extérieur de la hutte, puis introduites à l’intérieur. La loge est ensuite fermée et l’on répartit quelques feuilles de cèdre ainsi qu’une pincée d’herbe aromatique sur les pierres chaudes, avant de verser l’eau destinée à produire la vapeur. La cérémonie s’achève lorsque la vapeur se dissipe, après quoi les participants au rite sortent du lieu sacré et retournent dehors. Avant toute nouvelle cérémonie, la couverture de la tente est généralement retirée et nettoyée.
LA QUETE DE VISION

HANBLECHEYA

Rite initiatique auquel sont soumis notamment les jeunes garçons pubères, la quête de vision est une épreuve au cours de laquelle sont testées force morale et résolution spirituelle. Après s’être purifié dans la sweat lodge, le pratiquant gagne le flanc d’une colline, une grotte ou une fosse, où il restera seul, parfois presque nu, quatre jours et quatre nuits.

Hanblecheya signifie : « pleurer pour une vision ». Durant la quête, le jeûne est complet. S’adressant au Créateur, le garçon attend une vision qui l’éclairera sur son destin. Elle peut se présenter sous différentes formes : la visite d’un animal, un rêve éveillé, ou l’apparition d’éclairs, signe perçu comme très puissant.

Au retour, après un nouveau passage dans le sweat lodge, il retrouve l’homme médecine qui interprète les visions reçues.

LA DANSE DU SOLEIL

« Ici je suis,
Regardez-moi,
Je suis le soleil,
Regardez-moi »

(Chant Lakota de salutation au soleil levant)

WIWANYANK WACHIPI
La danse du Soleil est le rite majeur de la spiritualité des Indiens des Plaines. L’été, elle donne lieu aux grands rassemblements intertribaux.

Quatre jours durant, les participants s’imposent unjeûne complet et dansent du lever au coucher du soleil, toujours face à l’astre. Le dernier jour, ils se font percer la poitrine par un crochet situé à l’extrémité d’une corde, elle-même amarrée à l’Arbre de vie, un peuplier dressé au centre de l’aire de danse.

Ou bien, percés dans le dos, les danseurs tirent derrière eux des crânes de bisons et dansent jusqu’à ce que leurs chairs se déchirent, les libérant de leurs entraves.

Le wiwanyank wachipi est une transe rituelle qui exalte le désir de rendre grâce au Créateur en lui offrant un peu de soi, un peu de son enveloppe charnelle. Charge symbolique supplémentaire, c’est l’occasion pour les hommes de s’infliger des souffrances qui les rapprochent des femmes, amenées, elles, à connaître naturellement les douleurs de l’enfantement
L’HOMME MEDECINE

WISHASHA WAKAN

Pourvu d’un don qui apparaît dès la petite enfance, l’homme médecine est l’intercesseur entre le Grand Créateur (ou Grand Mystère) et la tribu. Il sait communiquer avec les Esprits et tient son pouvoir d’un enseignement secret transmis par les anciens, de la connaissance des plantes, de la détention de pierres sacrées ou de sa relation magique avec un ou plusieurs animaux totems, comme l’ours ou l’aigle.

Il utilise cette force, ainsi que des médications naturelles, pour chasser «le mauvais esprit» du corps de ses patients, et leur permettre d’accéder à la guérison. L’homme-médecine est aussi un psychologue. A l’instar de nombreux médecins aujourd’hui, il a réalisé que la récupération d’un patient dépend de son attitude positive et de sa foi. Il «exerce» à l’intérieur des réserves comme au dehors. Ainsi lors des sécheresses du Nebraska, en 1988, des fermiers blancs ont fait appel à des hommes-médecine pour demander la pluie.

La pensée chamanique n’a pas de source répertoriée. Et pour cause. Elle est parfois appréhendée comme la première approche religieuse du monde. Ainsi, certains scientifiques font remonter ses sources à 40.000 ans, en Sibérie. On la retrouve depuis dans toutes les parties du globe, dans les deux Amérique, en Asie, en Afrique, ou en Polynésie et Australie.

Au coeur de la pensée chamanique : la nature. Contact primordial de l’homme avec son environnement, si on la relie au temps préhistoriques, elle trouve aujourd’hui un écho dans le mouvement « New age ».

Le chamane, guide spirituel, entraîne l’individu à considérer son esprit comme un pouvoir lui permettant de prendre prise sur son environnement, son corps, ses émotions et son intellect, afin de se libérer des contingences et devenir ainsi « conscient », donc véritablement autonome.

POW-WOW

Le mot «pow-wow» est d’origine algonquine et faisait référence initialement à un conseil ou un rassemblement où la danse n’avait pas nécessairement sa place. Les pow-wow sont des rassemblements d’Amérindiens durant lesquels ils célèbrent la danse, le chant, la famille élargie et les traditions tribales.

De nos jours, on retrouve deux types principaux de pow-wow: traditionnel et de compétition. Dans les deux cas, il y a toujours de la danse. Les pow-wow traditionnels sont les plus informels. Il n’y a pas de compétition. Les équipes de danseurs et de joueurs de tam-tam reçoivent parfois un petit montant d’argent pour couvrir leurs dépenses. Les cérémonies, tel que «l’hommage spécial», sont une partie importante du processus. Un conseil tribal organise généralement les pow-wow, bien qu’une famille ou un individu puisse en commanditer un. Par exemple, les descendants du champion olympique sauk Jim Thorpe ont commandité un pow-wow cérémoniel le 26 mai 2001 qui a eu lieu dans l’édifice communautaire Sac & Fox à Stroud en Oklahoma, pour célébrer sa vie et son oeuvre.

Les pow-wow de compétition offrent d’importants prix en argent aux gagnants de chaque catégorie. Les groupes de joueurs de tam-tam compétitionnent également pour des prix en argent. Hommes et femmes sont invités à participer, généralement dans des événements distincts. Un maître de cérémonie supervise le processus. Les danseurs sont évalués pour leur style et leur forme, leur habillement et leur habileté à garder le tempo avec les tam-tams et à s’arrêter sur le battement final. Les juges changent pour chaque catégorie. Ils sont choisis pour leurs connaissances approfondies de la danse et du tam-tam. Il n’en coûte rien pour assister aux pow-wow de compétition tenus dans les réserves et tous y sont conviés. Ceux qui sont organisés dans les grandes villes peuvent attirer jusqu’à 40 000 spectateurs. Ils sont ouverts à tous moyennant des frais d’admission. Les danseurs de pow-wow portent des habillements (jamais appelés costumes) raffinés qui ont demandé des heures de travail, et peuvent être transmis de génération en génération. Certains habillements sont vieux de plus de cent ans. Les Sauk (Sac et Fox) de l’Oklahoma, habitant près de Stroud, tiennent leur pow-wow annuel tôt en juillet sur leur «Dance Ground». Les Mesquakie organisent le leur chaque été à Old Battleground, près de Tama, en Iowa. Les allochtones sont invités à assister à ces événements.

A l’origine, le Pow-Wow avait une signification sociale. Les Indiens vivaient en petites bandes nomades pour économiser les ressources naturelles. L’été venu, les différentes tribus se retrouvaient lors d’un grand rassemblement : les chefs réglaient les affaires tribales et de nombreuses unions étaient contractées. La Danse du Soleil, les parrainages, l’attribution de noms indiens étaient autant de rituels célébrés à cette occasion.

Aujourd’hui encore et plus que jamais puisque c’est une façon de renouer avec ces traditions, des Pow-Wow se déroulent tous les week-ends, soit aux Etats-Unis, soit au Canada. Ils peuvent être à caractère tribal ou intertribal.

Il existe actuellement 3 sortes de Pow-Wow, soit :
* Le Pow-Wow compétitif lors duquel chaque danseur est identifié par un numéro, le but étant de définir le plus beau costume et le meilleur danseur de chaque catégorie.
* Les Pow-Wow spirituels sont effectués notamment lors de certains rituels de guérison ou lorsque qu’une tribu à une demande spéciale à faire aux esprits.

* Le Pow-Wow socioculturel où tous les danseurs, à quelque catégorie qu’ils appartiennent, dansent pour le plaisir, favorisant ainsi les rencontres et le partage entre les différentes nations et tribus.

La bataille de Little Big Horn, 25 juin 1876. La défaite de Custer. Cette bataille se déroule le 25 juin 1876, la plus célèbre de la campagne des guerre indiennes. Elle oppose les 647 hommes du 7e régiment de calvalerie commandé par le lieutenant-colonel George Armstrong Custer, à une coalition de guerriers Cheyenne et Sioux, sous l’influence de Sitting Bull. Le commandement des attaques du 25 juin est confié et mené par Crazy Horse, le chef Sioux Gall et Lame White Man chef Cheyenne. La situation géographique du champ de bataille se situe près de la rivière Little BigHorn ( affluent du Bighorn, un affluent du Yellowstone ) dans le Montana. LES CAUSES DE LA BATAILLE

Suite à une expédition d’exploration, menée par George A. Custer en 1875, sur les terres sacrées des Black Hills situées sur deux états Dakota et Montana, des gisements aurifères y sont découverts, sur la réserve des Sioux Lakotas. Les autorités cherchent premièrement à stopper les vagues des chercheurs d’or, puis entâment des négociations avec les Sioux pour leur acheter les Black Hills, mais en 1875, celles-ci échouent. En novembre, un ultimatum est alors lancé par le général Terry, au 31 décembre la force serait utilisée si nécessaire pour chasser les Sioux de leur territoire. Au printemps 1876, plusieurs colonnes convergent vers les campements Amérindiens.
LE 25 JUIN 1876.

George Custer qui ne connait pas encore l’échec du général Crook à la bataille de Rosebud, quelques jours auparavant, conduit l’attaque d’un camp d’ Amérindien Sioux et Cheyennes comptant environ 6 000 personnes dont 1 500 guerriers. les tribues amérindiennes sont sous l’autorité de Sitting Bull et Crazy Horse.

Le lieutenant-colonel va alors diviser ses troupes pour pouvoir attaquer en plusieurs endroits en même temps. Son plan est d’encercler le camp et débutant l’attaque depuis le sud.

* Le commandant-Major Marcus Reno à la tête de 170 hommes de 3 compagnies A, G et M, au sud.

* Le capitaine Benteen avec 125 soldats des compagnies D, H, et K, au centre.

* Le lieutenant-colonel George Custer avec une troupe de 216 hommes des cinq compagnies E, F, C, I et L au nord.

* Le capitaine McDougall, avec 101 soldats de la compagnie B, sera placé à l’arrière avec le train de munitions.
Major Reno Le Major Reno qui vient de descendre dans la vallée attaque la partie sud du camp où se trouve des Sioux Hukpapa totalement pris par surprise. Pendant ce temps Custer longe les collines pour prendre le camp par le flanc, mais les deux groupes ne sont plus alors en contact visuel. Aux alentours de 15h50 , le Major Reno constate que son flanc droit est très exposé et que les guerriers Sioux commencent à le déborder par l’arrière. Il donne l’ordre à ses cavaliers de remonter à cheval pour gagner le sous bois et renforcer le flanc droit. Les cavaliers sont incapables de se ranger en ordre à cause des arbres et les Sioux chargent à travers le bois, Reno est bientôt débordé, paniqué il ordonne à ses hommes de se remettre en scelle, de mettre pied à terre puis remonter à cheval. La confusion s’installe puis il ordonne la retraite en direction du haut des collines. Ses hommes tentent de le suivre, mais Reno n’a laissé aucune force pour couvrir la retraite et 40 cavaliers seront tués et 13 autres blessés par les guerriers menés par Twoo Moon, Crazy Horse et Crow King.

A cet instant Custer vient de gagner une butte près du camp et s’efforce de trouver un gué pour le groupe du capitaine Benteen qui doit venir du centre. Un messager envoyé par Custer tente de trouver Benteen pour qu’il rejoigne son chef avec des caisses de munitions transportables par des cavaliers, cependant le capitaine McDougall avec le train de mulets avance toujour indépendament dans le dispositif. Un peu plus tard Custer scinde son bataillon en deux ailes, il prendra le commandement de la gauche avec les compagnies E et F qui iront reconnaitre le passage à gué au pied de Medecine Tail Coulee. Le capitaine Keogh prendra le commandement de l’aile droite et devra faire en sorte de couvrir la manoeuvre et engager un groupe d’Amérindiens montés revenant de la chasse qui est visible au nord-est de Medecine Tail Coulee. Une fois la reconnaissance effectuée par l’aile gauche, le bataillon se reforme au complet au sommet de Calhoun Hill situé au nord-ouest. L’aile droite du capitaine Keogh se déploie en ligne d’escarmouche sur la crête, pendant que Custer et l’aile gauche va reconnaitre un autre gué , toujours dans le but de lancer une manoeuvre d’encerclement, et de toute évidence Custer croit encore que le Major Marcus Reno est toujours engagé, ignorant totalement que celui-ci à battu en retraite.
Le capitaine Benteen. Pendant ce temps le capitaine Benteen retrouve le Major Reno sur une colline (aujourd’hui appelée Reno-Benteen Batterfield). Un officier, le capitaine Weir s’indigne du comportement d’inaction de Reno, et lui et ses hommes vont tenter de rejoindre Custer à 16h50. Demeurant seuls sans soutien pendant quarante-cinq minutes, ils sont finalement rejoint par Reno et Benteen vers 18h, sans essayer de retrouver Custer qui à présent est sur le point d’être anéanti, ils se replieront sur Reno Hill, de peur d’être repéré par lers guerriers amérindiens.

Les Indiens sous les ordres du chef Cheyenne Lame White Man se ruent à l’offensive et bientôt l’aile droite de Custer est brisée près de Deep Ravine où elle avait établi un périmètre de défense. Vers 17h50, l’aile droite débordée sur son flanc s’effondre, après une heure de combat, à 1 contre 5 sur un terrain défavorable à la cavalerie démontée, et à 18h20 après de violents combats, le dernier carré de cavaliers américains est totalement exterminé. cet épisode va entrer dans la légende sous le nom de: « Dernière résistance de Custer » (Custer’s Last Stand ). Après la bataille le chef Sioux Sitting Bull déclara:

 » Custer était un chef brave. Les indiens l’ont respecté et ne l’ont pas scalpé. Je répondrait pour les morts de mon peuple. Les miens ont dit que j’avais raison. Laissons les Visages Pâle faire de même de leur côté. »
Sitting Bull. Le soldat William Taylor du 7e de cavalerie, vétéran de la bataille déclara également:

 » Le major Reno à prouvé son incompétence et le capitaine Benteen à montré son indifférence. Je n’utiliserais pas les mots les plus laids auxquels j’ai si souvent pensé. Tous deux ont abandonner Custer et il a dû se battre tout seul ».
Le chef Gall. Au final le bilan des pertes est très lourd, le 7e de cavalerie dénombre 263 morts et 38 blessés, et les Amérindiens ont perdu de 190 à 200 de leurs guerriers, sans compter ceux qui décédèrent des suites de leurs blessures. Au cours de cette tragique bataille Custer et le chef Lame White Man trouvèrent la mort. Cette bataille provoqua une vive émotion dans l’opinion publique . Celà eut des conséquences désastreuse quatorze ans plus tard lorsque le 29 décembre 1890 le 7e de cavalerie fut impliqué dans le massacre d’environ 200 indiens Sioux de la tribue de Lakota Miniconjou, dans le Dakota du Sud à Wounded Knee. parmis les victimes figuraient des femmes et des enfants. Le capitaine Thomas Ward Custer, frère cadet de George, tué à Little Big Horn. En 2003 Ken Custer, descendant du lieutenant-colonel George A. Custer, accopagné par un descendant de Sitting Bull ( Ernie LaPointe) et d’autres chefs de Little Big Horn, ont inaugurés un monument en l’honneur des guerriers tombés ce 25 juin 1876.  » Commanche » le cheval du capitaine Myles Keogh, fut le seul rescapé du bataillon de Custer.

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Publié 1, juin 19, 2012 par NOUNOURS dans Uncategorized

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