VOLCANS DU MONDE   Leave a comment

Stromboli (Italie)

Le Stromboli, situé dans les îles Eoliennes, au Nord de la Sicile, est un des rares volcans européens à être en éruption quasi permanente. Il est connu depuis l’Anitiquité comme le « Phare de la Méditerranée » en raison des lueurs rouges visibles à chaque explosion.

L’activité explosive normale est due à l’accumulation de gaz sous la croûte refroidie du magma présent dans les conduits. Quand la pression du gaz dépasse la résistance de cette croûte, celle-ci casse et les gaz se libèrent en projetant des lambeaux de magma et des fragments du conduit. Ce type d’activité, dite strombolienne, se produit en moyenne 15 fois par heure.

Le nombre et la forme des bouches éruptives, situées approximativement à 725 m au dessus du niveau de la mer, varient fréquemment. En 2003, elles étaient regroupées dans trois cratères : cratère Nord-Est, cratère Central et cratère Sud-Ouest.

La plus grande partie des produits de l’activité volcanique retombent sur le côté Nord-Ouest de l’île, dans une zone marquée par une profonde dépression, appelée Sciara del Fuoco. Cette dépression est souvent sujette aux éboulements à cause de son inclinaison et des matériaux différents qui la composent (lave, cendres, roches)

Depuis que la Sciara del Fuoco s’est formée (il y a plus ou moins 5 000 ans), le volcan n’a provoqué aucun événement catastrophique et peut être considéré comme étant assez stable.

Cependant, il n’est pas rare d’observer au Stromboli des explosions violentes et des coulées de lave. Cette activité plus intense peutparfois provoquerdes éboulements le long de la Sciara del Fuoco, comme ce fut le cas en décembre 2002/janvier 2003.

Etna (Italie)

L’Etna, dominant Catane et Taormine, est le plus grand volcan européen en activité. C’est aussi un des volcans les mieux connus au monde puisque l’on retrouve des documents le concernant adtés de 1 500 ans avant J.C..

Les coulées de lave de nature basaltique couvrent la majorité de l’édifice.

La « figure » morphologique prédominante de l’Etna est la Valle del Bove, une caldeira de 5×10 km en forme de fer à cheval et située sur le flanc Est de l’édifice.

Deux types d’éruptions existent sur ce volcan

des éruptions explosives, avec parfois de petits écoulements de lave, qui prennent place dans un ou plusieurs des cratères sommitaux (Cratère Central, Cratère Nord-Est et Cratère Sud-Est);
des éruptions fissurales qui prennent naissance sur les flancs du volcan. Elles sont moins fréquentes que les précédentes et forment des cônes adventifs Piton de la Fournaise

Le Piton de la Fournaise

coulée de mars 2001 Piton Kapor Eruption de 1998 Piton Kapor
Photos JM Bardintzeff et E. Reiter

Le Piton de la Fournaise est le volcan actif de l’île de la Réunion. C’est un des volcans les plus actifs au monde avec au minimum une éruption par an depuis 1998.

Ses éruptions sont de type strombolien. Des projections forment de petits cônes à chaque éruption. On trouve ainsi plusieurs centaines de ces cônes adventifs sur les pentes de l’édifice principal.

Trois caldeiras en forme de fer à cheval ouvert sur la mer se sont successivement formés par effondrement du volcan. Celle des Remparts est la plus externe. On trouve ensuite la plaine des Sables puis la caldeira de l’enclos (ou Enclos Fouquet). Au centre se trouve le cratère Dolomieu.

L’enclos Fouquet canalise la plupart des coulées mais il arrive exceptionnellement que ces dernières en sortent, comme ce fut le cas en 1977.

Le Piton de la Fournaise dispose d’un des observatoires volcanologiques les plus performants au monde
Kilauea (Hawaii, USA)

La date de formation du Kilauea n’est pas connu précisémment. Cependant, depuis sa naissance, il n’a connu que peu de période de repos. La plupart des éruptions a produit des coulées de lave mais certains épisodes explosifs ont aussi été observés.

Trois grandes zones éruptives ont été observées durant l’histoire du Kilauea:

le sommet. Il est relativement élevé car les éruptions y sont fréquentes,
deux rift zones Est et Sud Ouest
Le cône du Pu’u ‘O’o en septembre 1983 La plupart des éruptions récentes a lieu le long des zones de rift. Elles produisent des fontaines et des coulées de lave qui construisent progressivement des cônes adventifs.

Le Kilauea est en éruption continue depuis 1983 par l’intermédiaire du Pu’u ‘O’o, un de ses cônes adventifs. La lave arrive périodiquement à la mer et agrandit ainsi l’île.

Karthala (Comores)

Le Karthala est un jeune volcan bouclier. Son relief du Karthala est marqué par des pentes assez fortes. Sa topographie est hérissée de nombreux cônes égueulé de 20 à 50 mètres de haut et dont la concavité est tournée vers la mer ; ces cônes sont issus d’éruptions stromboliennes le long d’un axe subméridien.

La morphologie est également marquée de nombreuses fissures dont certaines sont radiales autour du massif et d’autres, la plupart sont d’orientation Nord/Sud à partir du sommet. A cela s’ajoutent les grandes coulées de laves historiques et actuelles qui dévalent une grande partie du massif. Ces longues saignées noirâtres à l’intérieur d’une forêt tropicale luxuriante sont parfois creusées de tunnels de lave.

Le raccord de ce volcan avec la mer se fait par une plaine littorale surmontée à l’ouest de deux grands cônes d’hyaloclastites ( cône d’Iconi et de Mwandzaza ).

Le sommet du Karthala est creusé d’une caldeira complexe de 4 km de diamètres du Nord au Sud et de 3 km d’Est en Ouest. C’est l’un des plus grands cratères du monde. Ilse caractérise par l’existence de plusieurs structures d’effondrements subcirculaires emboîtées les unes dans les autres et formant ainsi des dépressions cratériformes. Trois d’entre elles constituent le « Shungu Shahale » ( cratère ancien) long de 1 300 mètres du Nord au Sud et large de 800 mètres. Sa profondeur varie entre 170 et 300 mètres, ses parois sont sub-verticales et entaillent une succession de couches subhorizontales de basaltes et de scories; son fond est généralement plat mais il est couvert de blocs d’éboulis et de laves qui enserrent un petit cône de cendres. A 500 mètres au Nord, une autre dépression constitue le « Shungu Sha Nyumeni », Petit cratère de forme circulaire de 250 à 350 mètres de diamètre. La formation de ce jeune cratère est de l’avis de plusieurs chercheurs en particulier A. Lacroix, liée à l’éruption explosive de 1918.

La caldeira est souvent le siège d’éruptions explosives.

Ce volcan fût exploré pour la première fois par le Dr Kresten en 1883 mais les connaissances sur l’histoire, la structure, la géologie, la géophysique et le contexte géodynamique de l’île sont très fragmentaires. Il a pourtant deux intérêts certains: d’une part il recèle un potentiel géothermique considérable et exploitable pour l’énergie électrique et d’autre part il présente après le volcan de Hawaii, de la Réunion et d’autres îles volcaniques un exemple de volcan intraplaque océanique susceptible d’apporter des nouvelles connaissances sur ce type de volcanisme.

Dans les temps historiques, il apparaît qu’une éruption avait lieu environ tous les 10 ans. Cependant entre 2005 et 2007, ce rythme semble s’accèlérer avec 4 éruptions durant cette période

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Publié 1, juin 19, 2012 par NOUNOURS dans Uncategorized

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