LE PERIGORD NOIR   Leave a comment

On dit du Périgord qu’il est le berceau de l’humanité … Dans cette région qui a su conserver ses qualités d’accueil et de bien vivre , il y a surtout la nature , magistrale et chaleureuse , qui vous entraîne dans un tourbillon de parfums et de couleurs .Vous la découvrirez à pied , à cheval ou en canoë sur l’une des magnifiques rivières bordées de forêts , de plages , de châteaux et de villages médiévaux . Savez vous qu’il y a plus de 40 000 ans que les terres du Périgord abritent nos ancêtres ! Ils nous ont laissé un héritage unique et fabuleux , gravé à même les parois des grottes comme la célèbre Lascaux connue dans le monde entier . Mais l’histoire ne s’arrête pas à la Préhistoire . Du haut de leurs donjons et autres contreforts, ce sont plus de 1000 châteaux et d’innombrables villages médiévaux qui dominent le Périgord .
Vous n’êtes pas passionné par la préhistoire et le moyen âge ? Le Périgord a plus d’une corde à son arc , car l’autre grande richesse de la région vous est servie à table . Tout a déjà été dit ou écrit sur la gastronomie mais sachez simplement qu’il vous sera difficile de résister aux doux fumets des foies gras , confits , magrets et autres trésors d’une cuisine devenue la 1er ambassadrice de notre région . Mais pour moi , le Périgord c’est surtout les marchés pittoresques débordants de couleurs et de saveurs , des étangs et des ruisseaux où les poissons abondent , des forêts de chênes et de châtaigniers centenaires où les cèpes jouent à cache cache avec les fougères et les chevreuils avec les buissons , et encore des fermes où des périgordins ouverts et généreux partagent avec vous leurs secrets sur les cultures et l’élevage .
Les Grottes de LACAVE La Grotte du Grand Roc Voyagez dans le temps à la découverte des mille et une merveilles de la grotte du Grand Roc . Au coeur du Périgord, enchassée dans une magnifique falaise surplombant la Vésère, la grotte du Grand Roc se présente comme un joyau exceptionnel pour la diversité et l’abondance des cristaux et concrétions. Impossible de tout énumérer ! vous êtes dans la région où les villages classés parmi les plus beaux de France pullulent. Les chateaux du périgord Noir
Chateau de Losse

Le chateau de Losse domine de la Vézère . La forteresse médiévale construite en à pic sur la rivière a fait place en 1576 à un chateau de plaisance de style renaissance. Auparavant le chateau était un chateau féodal bati par Jean de Beaulieu. L’architecte a osé lancer un arc de pierres pour soutenir la terrasse au dessus de la Vézère.

Aujourd’hui, la demeure est encore entourée de fossés et de remparts d’origine médiévale, mais possède une superbe facade Renaissance.

A ne louper sous aucun prétexte
Le chateau de Laussel
Face à la magnifique forteresse de Commarque se dresse ce chateau du XV ème siècle qui malheureusement est privé et non visitable.

Le seul endroit d’où on peut admirer cette architecture parfaite car très restaurée, est le chateau de Commarque.

Le chateau de Fenelon

Ce chateau visitable datant du XV ème siècle, possède trois enceintes imposantes, vestiges du caractère guerrier de ce chateau. Les faces nord et ouest avec une galerie et une terrasse ornée d’une balustrade relatent l’histoire « renaissance » de ce chateau.

Pendant la guerre de cent ans, la famille Fenelon servit tour à tour les anglais et les français. C’est Jean de Salignac qui après la guerre de cent ans devint le propriétaire de ce chateau.

Bertrand de Salignac,ambassadeur de Charles IX, conféra à ce chateau son aspect actuel
la prehistoire et les villages du perigord Noir
Lascaux
Elle fut découverte le 12 Septembre 1940 par quatre jeunes gens partis à la recherche de leur chien disparu dans un trou provoqué par le déracinement d’un arbre. L’instituteur de Montignac, averti de cette découverte alerta aussitôt l’abbé BREUIL, qui vint sur place et fit une étude minutieuse de cette grotte qu’il baptisa « la Chapelle Sixtine du Périgordien ».
La grotte est composée de deux grandes salles, la Rotonde et l’Abside, et de galeries plus ou moins larges, ornées d’environ 1500 gravures et 600 dessins peints en jaune, rouge et noir.

Les peintures et gravures représentent des taureaux, des chevaux, des cerfs, des bouquetins, mais aussi des félins, un renne, un ours, un rhinocéros et un animal fantastique, tous accompagnés de points et de motifs géométriques dont la signification est inconnue.

Classée monument historique, la grotte est inaugurée en 1948, mais malgré les précautions prises, les peintures commencèrent à se détériorer, l’effet du gaz carbonique et la pénétration de l’humidité entrainant le développement d’une moisissure verte et un dépôt de calcite blanchâtre. La grotte fut définitivement fermée au public en 1963.

Dix ans plus tard, le projet d’un fac similé est émis, qui aboutira à l’ouverture de LASCAUX II en 1983. Ce fac similé, réalisé par Monique PEYTRAL, est situé à 200 m de la grotte originale. Les deux galeries reproduites -la Salle des Taureaux et le Diverticule Axial- rassemblent la majeure partie des peintures de LASCAUX. Une véritable prouesse technologique et une grande rigueur scientifique ont permis de recréer l’atmosphère de la cavité originale.

En 10 ans, plus de 3 Millions de visiteurs ont pu découvrir, grâce à son double, le plus célèbre sanctuaire du monde, qui a pu ainsi renaitre à la vue du public
Les Eyzies
Des deux cents sites répertoriés, les plus célèbres (Les Eyzies, La Madeleine, Le Moustier, La Micoque, Lascaux…) relatent à eux seuls 200 000 années d’histoire (le Paléolithique). Cette richesse préhistorique présente tout au long de la Vallée de la Vézère fait des Eyzies la capitale mondiale de la préhistoire et un site inscrit par l’UNESCO au patrimoine de l’humanité.Présentation géologique

Massif calcaire formé au Crétacé, subdivision du Coniacien pour la région des Eyzies qui nous intéresse. À cette époque, une mer peu profonde, 30 à 40 mètres de profondeur, et de température assez chaude, 17° de moyenne, a permis la formation d’un plateau calcaire en ‘sandwich’ (Couches plus ou moins fines d’argiles marneuses entre des couches de calcaires plus ou moins compactes).

Dès le début de l’Ere Tertiaire, il y a 65 millions d’années, le Périgord devient continental et l’érosion (physico-chimique pour les cavernes, éolienne et hydrologique en surface) commence à attaquer ce massif.

Ce processus, accentué par un phénomène dit de gélifraction* à la période glaciaire, va donner son image actuelle à la vallée qui nous intéresse.La gélifraction va provoquer la formation d’abris-sous-roche au pied des falaises et de terrasses horizontales là où les couches de calcaire présentent des faiblesses de compacité.Ce délitage plus ou moins important en fonction des moyennes de températures et d’ensoleillement, sera une aubaine pour les différentes sociétés humaines qui se succéderont au cours du Paléolithiques Moyen, du Paléolithique Supérieur et aux époques contemporaines dans cette partie de l’Europe Occidentale.

Exemples : La Ferrassie, Le Moustier, Laugerie basse et haute, l’abri Pataud, Castel Merle, l’abri du poisson, l’abri de Cro-Magnon, etc.

En effet, ces abris donneront naturellement des habitats protégés et économiques à toutes ces époques. D’abord frustes, des aménagements de plus en plus sophistiqués les rendront confortables jusqu’à aboutir, pour les époques historiques et plus particulièrement médiévales, à de véritables villages accrochés à la falaise.
Le climat et l’environnement

Le climat était principalement de type glaciaire, avec des périodes de réchauffements, par exemple interstade de Lascaux, ou de refroidissements, telle la période de Rouffignac.La végétation était de type steppe arbustive dans les vallées ‘ouvertes’ et les plateaux.(Hautes herbes entre 1m et 1,30m)

Dans les petites vallées protégées, vallées ‘sèches’, une végétation plus riches : chênes, pins, ormes, graminées, baies.La Vézère très poissonneuse et la proximité de deux gués, en amont et en aval du site, et d’une vallée protégée a été déterminante à l’implantation magdalénienne.

Contrairement à ce que l’on imagine la plupart du temps la faune glaciaire est très riche.

Chevaux sauvages, sangliers, bisons, aurochs, antilopes, cerfs et rennes pour ce qui est des grands mammifères, sans oublier lapins, lagopèdes, rongeurs et autres animaux à poils et à plumes de petites tailles qui rentraient pour une bonne part dans l’alimentation quotidienne.

N’oublions pas non plus les saumons et les truites, entre autres, fournis par la pèche au harpons et à la ligne_ et certainement aussi avec des filets_.

L’Homo sapiens sapiens était déjà le prédateur ultime, mais il devait encore partager son territoire avec d’autres carnivores. Lions des cavernes, hyènes et loups étaient des concurrents sérieux.

Malgré cela on peut supposer que les magdaléniens, comme d’ailleurs les autres sociétés du Paléolithique supérieur dans cette région, avaient une vie relativement confortable.En effet, connaissant l’équation de la population d’herbivores nécessaire à la survie de leurs prédateurs directs, transposable aux chasseurs-cueilleurs semi-nomades, on peut avancer qu’ils ne manquaient de rien. Les études pathologiques confirment cette hypothèse. Très peu de traces de carences alimentaires, des tailles proches des nôtres et une espérance de vie tout à fait honorable.

Le renne sera une grande source d’approvisionnement en viande et en matière première. Ses avantages sont multiples dans la mesure ou tout est utilisable. Peaux, viande, graisse, viscères, tendons, os, bois et même les sabots, de plus c’est un animal qui, adulte, ne dépasse pas une quarantaine de kilos pour une intelligence très limitée. La gestion de la population de rennes dans le choix des individus à abattre, une grande majorité des vestiges osseux trouvés à La Madeleine appartenaient à des mâles de trois ans d’âge, animaux qui arrivent rarement à devenir reproducteurs, reflètent une grande connaissance du cheptel. À la fin du Paléolithique supérieur, on peut avancer une hypothèse de proto domestication des rennes.À cette époque, les migrations des troupeaux de rennes se faisaient sur des distances plus courtes qu’aujourd’hui (à peine quelques centaines de kilomètres) et la vallée de La Vézère était un des axes de ces migrations saisonnières. Le contrôle de ces points de passages et des pâturages hivernaux était particulièrement stratégique.
Histoire de la Vallée

Même si aucune trace archéologique n’a été trouvée à proximité de ce site, nous pouvons avancer sans trop hésiter qu’au Néolithique des populations occupèrent les vallées alluvionnaires de la Vézère. Dans la forêt Barade, vestige d’une forêt très antique, quelques  » pierres dressés  » démontrent une occupation proto-Celte.

Vers 300 ans avant JC le fer s’impose dans la région, c’est la Tène. Nos Celtes locaux, les Gaulois, étaient moins ‘primitifs’ qu’on a bien voulu le croire. Certaines innovations importantes sont les fruits de leurs ingéniosités.

Avant l’arrivée de l’armée romaine en 70 avant JC, le territoire était morcelé en petits états indépendants. Certains d’entre eux seront d’ailleurs pro-Romain et le commerce avec Rome était florissant. En 70 avant JC, Jules César, certainement plus pour asseoir sa propre autorité que pour mater des peuples rebelles, traversera les Alpes et envahira la Gaule. Après quelques soubresauts indépendantistes, les populations intégreront assez rapidement les us et coutumes latines.

Cette romanisation ferra de la Gaule le grenier de l’Empire. Aqueducs, voies larges et entretenues, vastes domaines agricoles, implantation de la vigne, architectures urbaines prestigieuses sortent ce peuple rural de sa rusticité et sont autant de preuves de la ‘Pax Romana’. Certains de ces gaulois parviendront au statut de citoyens romains. Ultime preuve de leur intégration culturelle.Le lieu-dit de ce site est le petit Marzac.Il nous informe de la présence gallo-romaine. Des fouilles archéologiques dans la commune de Tursac ont permis de mettre à jour de nombreux vestiges tels que des canalisations en terre cuite, des fibules, des bijoux, de la monnaie, etc… .

La terminaison en ‘ac’, dans le sud-ouest, est synonyme de cette implantation. À partir d’environ 300 après JC, l’Empire va subir des pressions de plus en plus grandes des populations Barbares de l’est et du nord de l’Europe.

Vers 400 la chrétienté sort du cadre des enceintes de type abbatiale en ce qui concerne le culte religieux, qui se structure dans sa forme, et les villes sont de plus en plus Christianisées. Il faut d’ailleurs prendre en compte que les villes seront largement plus réceptives que les campagnes à la religion chrétienne et que le paganisme antique restera fort présent dans la ruralité du Haut moyen Âge.Vers 408 les Wisigoths envahissent l’Espagne et le Sud de la France. A partir de 418, ils s’y installent à des rangs élevés d’hommes libres.Au même moment les Francs s’installent entre Dieppe et le Rhin.

En 481 Clovis s’impose et en trente ans conquière presque toute la Gaule. En épousant la religion de sa femme il devient Chrétien et fonde une dynastie qui durera près de 250 ans.

La Chrétienté, déjà bien présente dans des régions comme l’Ile de France, Lyon, la vallée du Rhône et le pourtour Méditerranéen, ne sera pas aussi bien implanté en Aquitaine. Sous le contrôle des Wisigoths, polythéistes au système social lâche de type clanique (et de fait l’Aquitaine sera encore isolée de l’installation du dogme chrétien étroitement lié au pouvoir en Isle de France), de petites communautés rurales subsisteront tant bien que mal au sein de la forêt archaïque qui a repris ses droits.Mais la grande majorité des populations Européennes et de ce sud-ouest sont resté païennes, ou polythéistes.

Cette période ‘obscurs’ est ponctuée par de nombreuses invasions : Huns, stoppés en 451, les Lombards de 550 à 650, les Sarrasins d’Espagne et des iles Méditerranéennes, stoppés en 732 à Poitiers, plus liés à des activités de pirateries que de réelles occupations territoriales. Les cavaliers Alains et Magyars des steppes d’Europe de l’est vers 850, et, a partir de 780 et jusque le XIe siècle, les Vikings, puis les Normands et les Saxons.

L’Aquitaine aura une bonne part de pillages et de razzias.

Après une première tentative de réunification de l’empire par Clovis, sans vraiment de lendemain, l’accession au rang d’empereur de Charlemagne en 800 marque réellement la fin de cet âge sombre et de recul.

Une organisation administrative se met en place et une volonté de gestion politique ‘globale’ du territoire apparaît. Les frontières deviennent sûres, mais pas pour longtemps.

La volonté politique de structurer le paysage social va générer un renouveau culturel.L’utilisation de l’écrit, perdue par les Mérovingiens, va retrouver sa nécessité à la renaissance Carolingienne.

Avec l’administration carolingienne, certains de ces grands propriétaires seront choisis par l’Empereur pour rendre la justice, lever des impôts et recruter des contingents d’hommes pour la guerre, l’ost.

Le fer est encore une matière première à vocation militaire et pendant longtemps les outils de la ruralité utilisant ce matériau devront être polyvalents, civils et militaires, comme les haches par exemple.

Les IXe et Xe siècles verront les premières installations de moulins.

Dès la mort de Charlemagne, ses trois descendants se partagent l’Empire qui subit aussitôt de nouvelles vagues d’invasions, principalement Vikings, Arabes et Normands.

Les Vikings, grâce à leurs navires à faible tirant d’eau, remontent très facilement les cours d’eau, même étroits.

A partir des études et des fouilles archéologique dans cette région on peut émettre l’hypothèse d’une utilisation des grands abris sous roches à cette époque pour se protéger, entre autres, de ces envahisseurs. La Madeleine, comme bien d’autres habitats troglodytiques, fut certainement occupés dès le IXe siècle.

Après la période carolingienne que l’on peut considérer comme une légère amélioration(…), la féodalité va créer une relation beaucoup plus étroite et serré entre les hommes et les propriétaires de la terre.

À partir de 1100, on voit très nettement un nouvel essor économique en Occident. Ces nouvelles richesses, les surplus générés par les campagnes et surtout par les nombreuses abbayes à la gestion sévère, déclenchent un processus d’échanges commerciaux et on voit apparaître une nouvelle tranche sociale : les négociants.

Notre région verra fleurir les bastides qui protégeront les marchés et les foires.

Grâce à cette phase expansionniste globale, ou quasi, et toujours en rapport avec les traités scientifiques gallo-romains, l’architecture civile et militaire fait un bond en avant.

C’est également à cette époque que dans notre région, l’Isle, La Dordogne et La Vézère vont commencer à prendre une place primordiale dans les échanges commerciaux.

En effet, à part quelques vestiges de voies Romaine et axes de communications créées par les précédentes administrations Reginales, les routes étaient peu sures, assez mal entretenues et remplies d’escogriffes.

Les voies navigables offriront une alternative efficace et rapide pour le transport des matières premières, des produits artisanaux et industriels.De fait, les rives verront apparaîtrent de nombreuses citées portuaires, principalement près des gués, car les ponts étaient encore rares. Les exemples les plus significatifs étant sur la Dordogne, la Beune et la Vézère. Le fer, le bois et le vin vont devenir des produits d’exportations à plus ou moins fortes valeurs ajoutés qui iront vers l’Atlantique par Libourne puis Bordeaux, et de là, par cabotage maritime, vers l’Angleterre, la Hollande, l’Espagne et bien sur les principales villes côtières du Royaume de France.

Comme les premiers occupants préhistoriques, les paysans médiévaux vont s’orienter naturellement vers l’habitat troglodytique, qui offre deux facteurs fondamentaux pour ces populations confrontées à la paranoïa d’un monde encore brutale et limité dans ces capacités de bâtisseurs.

L’ habitat troglodytique régional s’articulera autour de deux fonctions. Un habitat refuge à proximité de villages plus conventionnels, utilisés uniquement dans les périodes troublés qui ne manquent pas, et un habitat permanent, plus rare, dont fait partie le Village de La Madeleine. Le Village de La Madeleine est une transcription troglodytique des structures d’habitats conventionnelles de plaines.

On y retrouve un habitat à deux niveaux ; le rez-de-chaussée dédié aux animaux ou à une activité économique artisanale, l’étage pour les hommes. La pièce de l’étage sera le logis, mais également l’endroit où l’on reçoit, témoin des actes marquants de la vie religieuse et civile. Aucune demeure urbaines ne nous sont parvenues de l’époque mérovingienne ou Carolingienne
Grottes ornées et gisements des Eyzies
Teyjat

Abri de la Laugerie-Haute

A 2 Km des Eyzies sur la rive droite de la Vézère, cet abri est l’un des plus vastes de la région avec 200 m de long et 35 mètres de profondeur. Ce site a servi de mètre étalon pour l’établissement de la chronologie préhistorique, grâce à ses 42 niveaux sedimentologiques. Il est surtout caractéristique du Solutréen dont il possède toutes les séries stratigraphiques.(20000 à 15000 avant JC).
Grotte de Combarelles

Située à 1.5 km de Font de Gaumes , sur le versant gauche du petit vallon des combarelles, cette grotte abrite près de 800 gravures pariétales qui ne sont pas toutes lisibles à cause du calcite qui souvent les recouvre.

Sur les 300 mètres de galerie, on trouve un enchevêtrement de figures associant chevaux, bisons, lions, rhinocéros, etc., ainsi que 48 représentations humaines, dont un personnage assis aux membres disproportionnés. L’accès au public est donc très limité par groupes ne dépassant pas 6 personnes.

Grotte de Font-de-Gaume

La grotte de Font-de-Gaume est située dans la vallée de la Beune à 1 km du centre des Eyzies en direction de Sarlat.

Un chemin escarpé longe sur 400 mètres la haute corniche qui surplombe le flanc du vallon de Font-de-Gaume pour atteindre l’entrée de la grotte. Elle fut découverte en 1901 par Peyronny Capitan et l’abbé Breuil et 250 figurations animales y ont été recensées.L’essentiel de ces peintures polychromes et de ces gravures datant pour la plupart de l’époque Magdalénienne se trouvent sur les parois de la galerie principale (longue de 130 mètres).

On y trouve 84 bisons, des chevaux, des mammouths, des cerfs et des rennes. Tout a été fait pour préserver ces trésors.(nettoyage des parois, vaporisation d’eau formolée pour éviter le développement de micro-organismes. Deux couleurs prédominent. Le rouge et le noir. Comme à lascaux, le relief de la roche est utilisé pour suggérer le volume. Cet ensemble exceptionnel est l’un des plus beaux sanctuaires paléolithiques du monde.

Abri du Poisson

A quelques centaines de mètres de Laugerie-Haute, dans le vallon de Gorge d’Enfer, cette petite cavité doit son nom à la sculpture en bas-relief d’un superbe saumon d’un mètre de long.

Agée d’environ 25 000 ans cette oeuvre est en fait la plus ancienne représentation de poisson actuellement connue.

Le Périgord Noir par la Dordogne

Une des plus belles approche du Périgord Noir se fera par la Dordogne. Vous pourriez descendre tout le lit de la rivière mais contentez vous de faire Carsac Saint Vincent de Cosse et vous verrez depuis l’eau tous les chateaux qui font la renommée du Périgord.
Monfort
Les pendoilles
La roque Gageac
C’est ici, à 20km de Sarlat, que l’on découvrit le célèbre homme de Cro-Magnon.

C’est au village des Eyzies qu’est née la préhistoire dans les années 1860. Installé tout contre une haute falaise trouée d’habitation troglodytiques, dominant la Vézère et la Beune, au croisement de toutes les routes, le bourg a révélé un incomprarable trésor de grottes ornées et de reliques paléolitiques. Dans un périmètre de quelques dizaines de kilomètres carré, le visiteur parcourt près de 450 000 ans d’occupation humaine.
La grotte se trouve à 5km du village de Rouffignac, à environs 15km des Eyzies.

La grotte de Rouffignac, célèbre dans le monde entier, est une grotte sèche, appelée aussi « Cro de Granville », c’est une grotte privée. Ses galeries de plus de 8km de longueur sont aujourd’hui parcourure par un chemin de fer électrique qui vous transporte vers les galeries principales.

Vous remarquerez au passage non seulement les traces de griffes des ours des cavernes, mais surtout les bauges qu’ils ont creusées pour hiberner ici, et qui donnent une idée de leur taille : environ 3 fois celle de nos ours bruns.

On y compte 226 reprèsentations, dont 4 figures humaines. La grotte est célèbre pour l’étonnant nombre de mammouths (158), isolé, associés ou s’affrontant, représentant 70% des animaux figurés dans la grotte. On admire aussi des bisons, des rhinocéros laineux, des chevaux, des bouquetins et un seul ours. Tracés au doigt en noir, ou gravés au silex.
Tout au fond, l’étonnant plafond présente une composition de 63 animaux. On apperçoit également des signes tectiformes (en forme de toit) que l’on retrouve aussi à Bernifal, Combarelles et Font-de-Gaume. Ces quatre cavités appartenaient sans doute au même ensemble culturel.

Histoire :

Connue depuis le 15ème siècle, elle servie d’abri à la resistance périgourdine durant la Seconde guerre mondiale. Mais il faudra attendre 1956, pour que l’on découvre et authentifie les figures gravées qui ornent ses parois, c’est le professeur Louis-René Nougier qui signala un remarquable ensemble de dessins au trait noir et de gravures executé au magdalénien moyen (vers -13 000 ans). Le 17 juillet 1956, L’abbé Breuil après avoir passé 12 heures dans la grotte confirmera la presence d’oeuvres paléolithiques.

En avançant en profondeur, « la grotte des cents mammouths » se révèle en effet bien nommée. Ce sont en réalité 158 représentation de mammouth que comptent les parois et plafond. Leur présence est une double enigme : elles s’avèrent rares ailleurs et chose plus étonnante encore, on ne trouve que peu d’ossement de ce grand pachyderme dans le Sud-Ouest. En 1957, elle est classée monument historique
A Peyzenac-le-Moustier, entre les Eyzies et Montignac. Pour voir la carte : cliquez ici

C’est l’un des plus grands sites troglodytiques d’Europe. L’abri naturel, long de 300m, est très impressionnant. Jusqu’à 1500 personnes ont logé là. Il faut imaginer une ville bâtie avec ses commerces, ses ateliers, ses logements, une rue, sur plus de 1 000m et 5 terrasses.

A voir :

La visite permet de se faire une idée du mode de vie dans ces habitations : citernes, fours, escaliers … témoigne que la Roque Saint-Christophe était un lieu d’habitat constant. Une maison en appui de la falaise a été reconstruite selon les méthodes des Xème et XIIIème siècle, dans la cuisine de « l’an mil » sont présentées des répliques de pièces archéologique

Reconstitution d’un conservatoire de machines de génie civil, notamment des treuils verticaux, horizontaux et à tambour, en hommage aux grands bâtisseurs médiévaux.

La route, étroite à souhait, musarde en contrebas entre rivière et falaise. Regardez les petits trous carrés dans la roche, où s’encastraient les poutres des maisons.

Histoire :

Les premiers furent les hommes de Cro-Magnon, il y a 25 000 ans environ. Le site fut ensuite modifié pour devenir un fort et une cité au Moyen-Age jusqu’au début de la Renaissance.
Lors de la Guerre de Cent Ans, la Roque Saint-Christophe fut assiégée en 1401 par les Anglais qui s’en emparèrent par la famine avant d’être eux-mêmes chassés 5 ans plus tard.
Pendant la guerre de religion, la forteresse étant occupée par les protestants, le site fut démantelé en 1588, sur ordre d’Henri III . Le site tombe alors dans l’oubli jusqu’à sa redécouverte au XXème siècle

Situé au pied de la falaise, sur la rive droite de la Vézère, l’abri est un site d’importance pour la science de la préhistoire C’est le site éponyme du Magdalenien (15 000 à 9 000 ans avant notre ère).
Le site de la Madeleine doit son nom à une chapelle. Agrandie et voûtée d’ogives au XVème siècle, elle fut dédiée à Sainte Marie Madeleine, Marie de Magdala. Ce site donnera ensuite son nom (universel) à une période de la préhistoire, la dernière du paléolithique : le Magdalénien.

Fouillé dès 1863 par Lartet, puis Peyrony, il livra en 1864, une plaque d’ivoire, comportant la gravure d’un mammouth, espèce dont on a retrouvé des cadavres congelés en Sibérie. L’homme qui a figuré ce mammouth en avait vu : preuve était faite d’un art très ancien. L’abri permit aussi de fournir une énorme quantité d’objets mobiliers : au total, 357 gravures et 25 sculptures et bas-reliefs. On y a également trouvé une statuette de Vénus en calcite ambré. On trouve les pièces issues de des fouilles dans le monde entier, certaines se (dont des parures) trouvent au musée national de préhistoire des Eyzies

Visite du village troglodytique, qui livre un bon aperçu de la vie quotidienne d’un village rural et de ses aménagement à l’époque médiévale. Chapelle faisant corps avec la falaise. Parcours dans les bois en longeant les ruines du château féodal du Petit Marzac. Gouffre de Proumeyssac
Par un tunnel, on accède facilement à cette immense voûte souterraine aux parois ornées d’une multitude de cristallisations d’une densité exceptionnelles.
Des jeux de lumière, soutenus par un accompagnement musical complètent l’originalité de ce site. La visite de 45 mn, commentée par des guides expérimentés, laisse un souvenir impérissable.
Grotte de Font de Gaume

Surplombant le vallon de Font-de-Gaume, cette grotte est l’un des plus beaux sanctuaires paléolithiques du monde encore ouvert au public. Elle abrite plus de deux cents figurations polychromes peintes ou gravées de bisons, chevaux, mammouths et rennes.
Ces témoignages artistiques illustrent les deux phases stylistiques (ancienne et moyenne) du magdalénien (vers 15 000 av. J.-C.). Enchâssée dans une magnifique falaise surplombant la Vézère, la Grotte du Grand Roc se présente comme un joyau exceptionnel. Ce chef-d’oeuvre naturel offre des cristallisations célèbres pour leur diversité, l’excentricité des concrétions, l’abondance des cristaux et la richesse des formes. Il convient à chacun pénétrant dans ce lieu de le respecter en tant que Patrimoine de l’Humanité

Publié 1, juin 23, 2012 par NOUNOURS dans Uncategorized

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